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Renouvellez votre engouement pour le golf tout en vous améliorant
Les écoles de golf T-To-Green et Danielle Nadon sont situées à plusieurs endroits dans la région Ottawa-Gatineau |
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Danielle Nadon est-elle la femme la plus occupée au monde dans l'industrie du golf ? Peut-être bien ! Il lui arrive, en une seule matinée, d'animer une clinique de golf à une fonction corporative, de présider une réunion du personnel à l'une de ses écoles de golf et même de s'esquiver pour améliorer sa propre technique de golf. Qui sait, peut-être s'envolera-t-elle l'après-midi en Europe pour guider un groupe de golfeurs avides sur des parcours de rêve.
Voilà à quoi ressemble le quotidien de Danielle Nadon. Une activité n'attend pas l'autre, et c'est un train de vie qu'elle adore !
Il suffit rarement de plus de quelques coups de téléphone pour trouver un golfeur ou une golfeuse qui s'est amélioré grâce à Danielle Nadon. Certainement la plus éminente professionnelle de golf de la Région de la capitale nationale, elle a un CV impeccable. Nombreux sont ceux qui l'admirent et la respectent pour ce qu'elle a accompli en quelques décennies.
Aujourd'hui âgée de 45 ans et membre depuis 25 ans de l'Association canadienne des golfeurs professionnels (ACGP), Danielle est née à Ottawa et a grandi à Rockland, en banlieue est de la capitale. Là, elle a joué au basketball, au baseball et au ballon-balai. Elle touchait à tout, sauf au golf qu'elle laissait à son père, ancien champion au Club de golf Outaouais, à Rockland. Ce dernier n'était plus en mesure de jouer quand Danielle a finalement découvert l'attrait du golf.
À la recherche d'un emploi à l'âge de 16 ans, Danielle a commencé à travailler au club de golf où son père avait eu tant de succès. D'abord employée à la salle à manger, où elle servait les clients et lavait la vaisselle, elle est vite passée à la boutique du pro où un incident imprévu devait lancer sa carrière de golf. « Je m'élançait avec un bâton de golf dans la vielle boutique du pro, celle avec toutes les fenêtres, raconte Danielle. Ray Haines (un des seuls maîtres professionnels au Canada) m'a vu et a dit : Laissez-moi voir. Je lui ai dit : Non, je ne veux pas faire ça. Seuls les vieux pépères et les riches jouent au golf, mais j'ai commencé à jouer cette année-là. J'avais 17 ans. »
Le golf est devenu son jeu préféré pour quelques années, jusqu'à son entrée au programme de l'ACGP en tant qu'apprentie au Club de golf Rivermead à Aylmer, Québec, dans sa dix-neuvième année. Elle avait alors sa carte de classe « B » de l'ACGP et cinq ans plus tard, alors qu'elle était toujours au Rivermead, elle est devenue une professionnelle de classe « A ». Après huit ans au Club de golf Rivermead, elle a occupé successivement des postes de professionnelle au Club de golf Chaudière, à Aylmer, au Board of Trade Golf Club près de Toronto, au Club de golf Loch March, à Kanata, et enfin un retour au Château Cartier (l'ancien Chaudière), avant de fonder sa propre école de golf en 1993.
Même si elle a beaucoup d'entregent, Danielle n'a pas commencé à enseigner à ses débuts au Rivermead. « Je suis de la vieille école, où vous n'êtes pas censé enseigner avant de savoir comment le faire bien, précise-t-elle. J'ai observé et appris pendant deux ou trois ans avant de tenter l'enseignement. » Cette approche traditionnelle, élaborée en travaillant auprès de professionnels chevronnés, a donné à sa carrière de solides assises.
Faisant preuve d'esprit entrepreneurial, Danielle, avec son conjoint à l'époque, a fondé une entreprise de surimpression de balles de golf, la première du genre au Canada. Se rendant compte que le grand marché des entreprises se trouvait dans la Ville-Reine et que cela coûtait cher de livrer la majorité de leurs commandes à la capitale provinciale, le couple a emménagé près de Toronto. Comme les revenus du commerce ne suffisaient pas à soutenir la famille, Danielle s'est cherché un emploi comme professionnelle de golf. Sa quête a abouti au Board of Trade Golf Club, l'un des clubs les plus achalandés du pays. Forte des recommandations de deux légendes canadiennes du golf, Burt Turcotte et George Knudson, elle a obtenu le poste convoité. C'est là, en 1984 et en 1985, qu'elle a eu la chance de travailler sous la direction du légendaire professionnel Murray Tucker, qui lui a enseigné quelques autres trucs du métier.
C'est aussi à cet endroit que ses talents pédagogiques lui ont permis d'exercer une forte influence sur plusieurs de ses élèves, y compris la future professionnelle de l'ACPG Linda Shephard. Cette dernière, aujourd'hui copropriétaire du Club de golf Barcovan à Carrying Place, Ontario, affirme que Danielle Nadon l'a convaincue de joindre un circuit compétitif dès sa première leçon de golf. Mme Shephard avait alors 17 ans. « C'est une personne et une enseignante merveilleuses », assure Linda Shephard. À tel point que Danielle Nadon a été nommée Instructeur de l'année de l'ACPG en 1985 et Instructeur de l'année de la Zone d'Ottawa de l'ACGP après son retour dans la région en 1988.
Toujours à la recherche de nouveaux défis, elle avait mentionné à Murray Tucker qu'elle voulait un jour devenir professionnelle en chef d'un club de golf. « À cette époque je me disais que je ne voulais pas quitter le métier sans être devenue professionnelle en chef. C'était très important pour moi », dit-elle. M. Tucker avait entendu parler, par un ami qui participait à l'aménagement d'un nouveau terrain de golf dans la région d'Ottawa, de l'ouverture éventuelle d'un poste de professionnel en chef. Peu après, Danielle signait un contrat de trois ans comme professionnelle en chef du Club de golf Loch March. « J'ai vraiment eu une bonne relation professionnelle avec Loch March », se souvient-elle.
Danielle a quitté Loch March en 1989 pour participer à des changements majeurs à son ancien club, le Chaudière, qui était en voie d'être transformé en un terrain bien différent du vénérable parcours qu'elle avait laissé quelques années auparavant. Renommé Château Cartier, Danielle a pu contribuer à l'aménagement du terrain, y compris le nouvel hôtel de villégiature qui le surplombe aujourd'hui. « C'était un véritable défi, un peu comme l'hôtel de Banff au centre-ville d'Ottawa », dit-elle au sujet des plans du Château Cartier. La plupart des gens éviteraient des tâches aussi formidables mais Danielle a aimé tous les nouveaux défis qu'elle a dû surmonter. Elle y voyait des expériences précieuses de vie. Elle fut bientôt nommée Directrice générale de l'hôtel et du club de golf. Elle a présidé au démarrage du complexe et a trempé dans une foule d'activités de tous genres, des leçons de golf au recrutement de membres.
Cherchant à alléger quelque peu son fardeau de travail après quatre années d'activité intense, elle écouta les conseils de proches qui lui conseillaient de prendre un congé sabbatique et d'enseigner le golf. Une invitation des propriétaires d'un nouveau terrain d'exercice, Mer Bleue, à Orléans, lui procura l'endroit où elle pourrait renouer avec l'instruction. Il en naquit l'École de golf Danielle Nadon en 1993, devenue rapidement l'une des plus courues dans la région de la capitale. L'École dispense aujourd'hui des leçons de golf à trois endroits : au siège social (Académie de golf d'Orléans), et à deux terrains de golf de Gatineau, dont le Club de golf de Touraine où elle cumule aussi le poste de professionnelle en chef. Les excellentes installations à Touraine comprennent trois trous d'exercice.
Avec un personnel d'enseignement de huit personnes et près de 300 leçons par semaine, Danielle a pu réduire sa semaine de travail « à cinquante ou cinquante-deux heures ». Elle insiste toujours sur les principes d'enseignement qu'elle épouse depuis le début, tant pour les leçons privées qu'aux leçons de groupe. « L'essentiel, c'est d'avoir du plaisir en jouant au golf, dit-elle. Les gens dépensent beaucoup d'argent pour les bâtons et la technologie mais ils ont besoin d'un élan simple et confiant pour en profiter. La première chose que je leur dis, c'est qu'ils doivent faire lever la balle. Je veux que ce soit simple pour eux mais j'expliquerai tous les détails pour les aider à comprendre. »
Les rapports personnels ont été importants tout au long de la carrière de Danielle Nadon, au cours de laquelle elle dit avoir eu le privilège de rencontrer bien des gens et de nouer plusieurs amitiés. L'une d'elles, Jocelyne Bourassa, aujourd'hui commissaire du circuit professionnel féminin du Canada et l'une des premières Canadiennes à se joindre au circuit de la LPGA, a insisté pour que Danielle Nadon continue à enseigner le golf au moment où elle songeait à quitter la profession en 1986. Elle était frustrée à la suite d'un incident à un tournoi et Jocelyne l'a convaincue de rester. Danielle a croisé au fil des ans une foule de personnalités, des musiciens, des auteurs, des politiciens et des athlètes professionnels au sujet desquels elle a une réserve innombrable d'anecdotes. Ken Dryden, Peter Gzowski, Tom Cochrane, Frank McKenna, des traîneaux à chiens au lieu de voiturettes, les allées des Bermudes. Enfin, trop d'histoires pour les fins de ce profil.
Aujourd'hui, dans le cadre de ses activités entrepreneuriales, Danielle s'implique au sein de divers groupes et activités de bienfaisance. De cette façon, elle peut donner à la communauté qui l'a appuyée pendant toutes ces années.
Son rôle de professionnelle s'étend aussi à l'ensemble de la zone d'Ottawa de l'ACPG, où Danielle a siégé pendant 12 ans au conseil d'administration, et occupé la présidence en 1985 et 1986. Qualifiée de « forte personnalité » par sa collègue professionnelle Roseline Ménard, Danielle a toujours eu des opinions qu'elle ne craignait pas de partager. Ces caractéristiques lui ont valu le respect d'un grand nombre de connaissances professionnelles comme Wendy Brown, copropriétaire de la boutique de golf Missing Links, et Norma Burlington, directrice d'une ligue féminine appelée Canadian Women Golfers Incorporated. Dans des entrevues séparées, les deux femmes ont salué en Danielle une personne « vraie et authentique » qui avait eu un effet déterminant sur le succès de leurs entreprises.
Pour tenter de maintenir un équilibre dans sa vie, Danielle aime passer du temps avec sa famille, y compris son petit-fils, et a adopté le jardinage comme passe-temps. Elle joue toujours bien au golf, même si elle a dû limiter le nombre de sorties. Plusieurs de ses matches sont joués en hiver, quand elle voyage avec ses élèves à l'étranger. Si elle n'était pas golfeuse, elle aurait sans doute été marin, dit-elle.
Avec un passé si riche en expériences, on pourrait se demander ce que Danielle Nadon pourrait bien faire de plus. Elle parle à la blague de sa « retraite » mais avec l'habileté et le dynamisme qu'on lui connaît, elle en a encore pour plusieurs années. De toute façon, avoue-t-elle, « si je ne suis pas occupée, je suis malheureuse. »
L'École de golf Danielle-Nadon a été fondée en 1993. Danielle a commencé dès le départ à enseigner à Orléans et à Aylmer. Bien connue pour ses talents de communicatrice et sa capacité de motiver, il lui est arrivé de donner jusqu'à 16 leçons privées par jour. Tous les professionnels à son école sont bilingues et enseignent les mêmes méthodes. La communication entre ses élèves et les professionnels constitue l'élément le plus important de son enseignement. Pour améliorer son jeu de golf, l'étudiant doit être en parfait synchronisme avec son professionnel enseignant. La connaissance de l'élan et la capacité de motiver jouent un grand rôle dans l'apprentissage et le plaisir du golf.
Il faut s'amuser au golf pour en retirer du plaisir ! |
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